un esprit de vie courait dans la solitude, une aspiration véhémente rendrait le silence ému. peu importait que j’apprenne à vivre ma vie avec indifférence, bon sens ou agrément, je ne serais jamais, au mieux, qu’un visiteur dans un jardin d’urinoirs et de bidets émaillées où se tiendrait un mannequin en bois sans regard, debout et portant un bandeau herniaire au prix de réclame. on n’ose pas s’approcher. en fait la timidité est un excès de narcissisme, je me noie dans mon miroir parce que je ne sais pas nager... par le fait, rien n’était arrivé, rien n’arrivait. la haine sourde qui couve sous l’amour des femmes ardentes. la méduse immobile qu’elle portait au centre de son âme. beauty is before me, beauty is behind me, above me and below me. moment sublime et sans retour, une faille dans le réel.
gabrielle d’annunzio, le feu
l’époque bleue de daumier-smith
jd Salinger nine stories
serge gainsbourg
poème navajo purple prose
metro saint germain des près, cet été
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ma pensée est quelque peu difficile à retranscrire, tenter de retrouver à chaque fois ce qui vous a touché la première fois, peut-être que vous retrouverez encore ce à quoi vous avez cru; moi je ne sais plus, chacun s'est envolés. ma seule raison de vivre est d’assembler des couleurs. J’ai la chance d’avoir quelqu’un qui m’aime, mais cela devient un terrible miroir où s’engouffrent de plus en plus mes maux et mes démons. Et trop souvent, je vois le noir, en fait, le marine. Tsé, comme au tout profond d’un lac, c’est froid, tu frissonnes et tu saisis pas le sens, ni les rayons du soleil sont trop loin pour chauffer ton visage, et la peur te glace, parce que ce visage est autre que celui à la surface, il est blème et cri combien ça lui fait mal de prendre toute cette place, par ses gestes fluorescents, par ces mélodies qui enchantent les bateaux, par ces masquarades qui assemblent des morceaux éparses l’espace d’un éphèmére oubli, d’un shoot de bien-être, junkies. je veux dire, ils ne semblent pas pouvoir nous aimer tels que nous sommes. ils ne semblent pas pouvoir nous aimer s’ils ne peuvent pas aussi nous transformer un peu. ils aiment les raisons qu’ils ont de nous aimer presqu’autant qu’ils nous aiment, et la plupart du temps, plus qu’ils nous aiment. ce n’est pas si agréable autrement.
liquid sunshine
pseeko le c
manon : nonam
salinger nine stories
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